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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 15:23

 

Clair de lune, étude à Millbank   Turner

 

Mardi 27 avril à 20h au Conservatoire, le choeur Ars Vocalis tracera en images et musiques le portrait de chaque heure du jour. A voir et à entendre, paysages à la voix, au piano, en photos.


On connaissait les peintres paysagistes : voici le choeur dessinateur. En cela bien aidés par les compositeurs choisis, les choristes dirigés par Hélène Le Roy seront accompagnés par le piano d'Elodie Raimond et les photos de l'UPR (Union Photographique Rémoise) pour illustrer les moments d'une journée à travers chants, sur fond d'images fixes, mobiles ou d'ambiances lumineuses projetées. Une collaboration inédite et une expérience artistique nouvelle menée dans le cadre des concerts de l'ADAC par ce choeur champenois qui innove depuis vingt ans afin de faire découvrir, jusqu'à Aix la Chapelle ou Salzbourg, des compositeurs contemporains sans pour autant oublier les grands classiques.

 « A la différence de la musique instrumentale qui demeure dans l'évocation, la musique vocale portée par le texte est explicite » rappelle Hélène Le Roy. C'est donc tout naturellement, sans le recours à l'extrapolation subjective de telle ou telle atmosphère sonore, que les oeuvres de chacun des douze compositeurs français et allemands interprétés mardi ont trouvé leur place pour scander de leurs palpitations musicales la course du soleil de l'aube au crépuscule : du An die Sonne de Schubert consacré au lever de l'astre jusqu'au Chant de la nuit de Florent Schmitt ou au Nocturne de Joseph Guy Ropartz, en passant par le Soir de Neige de Poulenc, sans oublier Debussy, Schumann ou encore Darius Milhaud, on aura l'occasion d'éprouver le pouvoir de suggérer, par le jeu des polyphonies vocales et les résonances du piano, par l'imagination et le talent des artistes, les variations de la lumière ponctuant l'alternance sans fin réitérée d'ombre et de clarté qui rythme imperturbablement toute existence terrestre.


Publié dans l'Hebdo du Vendredi le 23 avril 2010







 

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 02:13

 Ce samedi 13 juin à 17 heures au Palais du Tau, l’ensemble du Voir Dit interprète « Le Remède de fortune » de Guillaume de Machaut, poète et musicien rémois de la fin du Moyen Age.

Guillaume de Machaut (env. 1300-1377) est l’écrivain et le compositeur majeur du XIVème siècle français. Chez cet auteur de plus de 400 œuvres littéraires (15 « dits » ou récits poétiques, 235 ballades dont 42 mises en musique, rondeaux, virelais, etc…), le texte prime sur la musique, ajoutée après l’écriture pour mieux exprimer le lyrisme des mots.
L’ensemble musical « le Voir Dit » doit son nom à son dernier « dit », et interprètera ce soir son premier, « Le Remède de fortune ». Le somptueux manuscrit par lequel nous est parvenu ce poème narratif de plus de 4000 vers est conservé à la Bibliothèque Nationale. Ces deux dits sont les seuls où les passages musicaux sont précisément notés (c’est-à-dire mis en notes), le compositeur fondant ainsi les canons de base de la musique profane de son temps.
Les pièces chantées sont laissées en ancien français, mais les passages parlés sont traduits en langue moderne pour les besoins de la compréhension, dans une version inédite. 
Dédié à Bonne de Luxembourg, morte en 1349, « Le remède de fortune » est sans doute d’inspiration autobiographique. Une « autofiction », dirait-on aujourd’hui. Il narre les affres de l’auteur, amoureux transi d’une jeune femme à laquelle il n’ose déclarer sa flamme. Mais on ne vantera jamais assez les vertus de la poésie qui vient au secours des amants en désarroi : fuyant dans un jardin idyllique à souhait, l’Espérance en personne lui donne le courage d’affronter sa bien-aimée. Avouons qu’armé d’un brasier de 4000 vers au lyrisme incandescent, il réduit très sensiblement les probabilités de défaite, surtout s’il accompagne sa déclaration d’une sérénade dont les rugueuses résonances retentissent sous les voûtes rassurantes de la salle basse du Palais.


Publié dans l'Union sous nom marital le 13 juin 2009
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 01:33
 Mardi 12 Mai à Bétheny, le pianiste Jean-Marc Luisada et le quintette à cordes « La Chambre d’Amis » se réuniront dans un « Concert de poche » pour interpréter des œuvres de Chopin, Schubert et Puccini. 

 Comme leur nom l’indique, « les Concerts de poche » désignent des concerts de musique de chambre organisés partout en France à un prix très accessible, dans de petites salles, afin de préserver un contact chaleureux avec le public. Les musiciens invités mènent tous une brillante carrière internationale, mais ils ont aussi en commun la volonté de ne pas interpréter les œuvres du haut d’un piédestal figé. Non contents d’offrir en pâture, d’un geste auguste et solennel, les joyaux du répertoire, ils les présentent avec délicatesse dans un écrin d’explications à la fois érudites et fantaisistes. De plus, ils assurent un service après-concert afin de désaltérer la soif de connaissance des spectateurs en même temps que leur gosier. Se réunir dans un concert de poche, ça crée des liens, forcément : surtout si la beauté des œuvres submerge vos écoutilles au point que l’émotion esthétique déborde dans un mouchoir du même nom. 
Or il se pourrait que le vôtre ne reste pas sec au vu du programme d’un romantisme incandescent de ce mardi : en effet, le Concerto en fa mineur de Chopin fut composé en souvenir du grand amour qu’il voua à la jeune cantatrice Konstancja Gladkowska, avant de s’éprendre plus tard, rappelons-le, de George Sand. Quant aux vibrations de Schubert et aux rythmes jubilatoires de Puccini, il faudrait être « botté de marbre, ganté de plomb » comme le Cyrano agonisant de Rostand pour les entendre sans avoir la chair de poule.
Au piano, Jean-Marc Luisada est connu pour être un enchanteur, et il sera difficile de résister au charme du quintette à cordes « La Chambre d’Amis ». Comme on peut s’en douter, cette formation de musique de chambre réunit des amis qui partagent le plaisir de jouer avec les mots autant qu’avec les cordes de leurs instruments, ainsi qu’une vision éclectique de la pratique de leur art et une curiosité intellectuelle qui rend leur conversation particulièrement savoureuse. « Afin d’éviter le syndrome du huis clos souvent étouffant sur la durée d’un quatuor figé, nous avons préféré la structure à géométrie variable d’un trio auquel s’ajoutent régulièrement des musiciens privilégiés » précise Paul Radais, l’altiste et co-fondateur de la formation.
Une idée simple (comme toute idée de génie) à laquelle il fallait penser.


Publié dans l'Union sous nom marital le 9 mai 2009
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 23:21

 Ce week-end, le Grand Théâtre accueille Carmen, le ballet que Thierry Malandain a élaboré à partir de la nouvelle de Mérimée sur le quatuor de Schubert.
 La Carmen de Mérimée dansée au son de "La Jeune fille et la mort."
 

Quelle riche idée que de délivrer Carmen des clichés dans lesquels l’opéra de Bizet l’avait peu à peu ligotée, en des liens plus serrés à chaque reprise, à chaque redite. La rançon d’un succès par trop rebattu, parodié, falsifié ? 
Toujours est-il que la force de l’histoire inventée par Mérimée à partir d’un fait divers qui lui fut raconté lors de son premier voyage en Espagne en 1830 se trouve décuplée par sa fusion avec le somptueux quatuor de Schubert, « La Jeune fille et la Mort ». A tel point que l’on se demande comment on n’y a pas pensé plus tôt. Ainsi Mérimée, dont la « longue » existence (1803-1870) couvre la durée des brèves vies des deux compositeurs, se retrouve-t-il en phase avec chacun d’eux tour à tour : Bizet d’abord (1838-1875), de la génération suivante, puis Schubert (1797-1828), de six ans son aîné.
Car l’intrigue incandescente de Mérimée, variation sur le thème de « l’amour à mort » semble mieux correspondre au romantisme torturé de Schubert qu’aux éclats hauts en couleur, parfois franchement grandiloquents de Bizet. C’est la version du quatuor transcrite par Gustav Mahler pour un orchestre symphonique qui accompagnera les danseurs du « Ballet Biarritz ». Thierry Malandain a choisi pour ce ballet des costumes et des décors dépouillés, austères presque, pour que rien n’entrave la liberté de mouvement des danseurs, que rien n’occulte la justesse du geste et l’intensité épurée de l’émotion. On est loin des froufrous folkloriques et chamarrés inspirés du flamenco qui illustrent d’ordinaire l’opéra de Bizet. 
Pourtant, la nouvelle de Mérimée est effectivement ancrée dans l’intransigeante violence des rapports humains traditionnellement associés à l’Andalousie, et plus généralement à ces pays méditerranéens qui fascinent l’écrivain. Les besoins de l’amour se heurtent aux exigences de la liberté dans « Carmen », aux impératifs de l’honneur et de la vengeance dans « Colomba », nouvelle sombre sur fond de vendetta corse et mènent dans les deux cas, inexorablement, à la mort. 
Il y a de la tragédie grecque dans ce personnage qui, très vite après son invention, a accédé au statut de mythe. Par ses outrances même, Carmen fascine, suscite « horreur et pitié » dans la plus pure tradition antique formulée par Aristote.
Et les vibrations insensées du quatuor de Schubert, qu’il faut être d’airain pour entendre sans en avoir la chair de poule, restituent une nouvelle énergie à cette histoire où la raison dérive, en perdition, dans une tourmente née de l’union peu confortable d’ « Eros et Thanatos ».

Publié dans l'Union sous  nom marital le 21 mars 2009
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 22:34

Les muses s’entendent pourtant bien. Quel dommage qu’on ne leur permette pas plus souvent de jouer un peu ensemble. C’est toutefois ce que propose à deux d’entre elles (si l’on veut bien tolérer quelques entorses à l’orthodoxie de leurs attributs) le programme « Musique au Musée ». Quand la musique donne voix aux tableaux...

Depuis six ans maintenant, le premier dimanche matin de chaque mois, les professeurs et les étudiants du Conservatoire donnent en effet un concert gratuit au Musée des Beaux Arts. « Il s’agit de faire dialoguer les tableaux avec des œuvres musicales qui leur correspondent, ce qui crée un climat très particulier » explique Marc Lefèvre, professeur du Conservatoire responsable de l’initiative.
Ce dimanche 1er février, ce sera l’univers de Marcel Proust qu’on évoquera à travers la présentation de plusieurs tableaux impressionnistes qu’il a particulièrement admirés : Monet, Pissaro, Raffaelli,… dont la vibration de couleurs sera mise en résonance avec les œuvres musicales que Proust aimait écouter : un quatuor à cordes de Beethoven, des œuvres de Schuman, mais aussi de Reynaldo Hahn, dont il partageait la vie ; sans oublier bien sûr les mélodistes français du tournant du siècle : Fauré ou Debussy. 
« Mais il ne nous intéressait pas de retrouver, comme cela fut déjà fait à maintes reprises, les fameuses œuvres dont il est fait mention dans la Recherche. Nous voulions recréer l’atmosphère dans laquelle Proust aimait à se plonger » précise Marc Lefèvre.

Car si tout le monde connaît, sans souvent l’avoir lue, l’existence d’ A la Recherche du Temps Perdu , le grand public sait moins que Proust fut aussi un critique d’art reconnu et fécond, notamment à travers son ouvrage « Les Plaisirs et les Jours » et son traité « Contre Sainte-Beuve », dans lequel, s’opposant au colossal critique du XIXème siècle, il prend des positions fondatrices de la modernité littéraire. 
Et le travail de Proust sur les méandres de la mémoire est indissociable des émotions esthétiques dont l’archétype est devenu celui de la fameuse madeleine.
Mais musique et peinture sont bien plus centrales dans l’œuvre de Proust : on ne verra pas dimanche « le petit pan de mur jaune » de la vue de Delft par Vermeer devant la beauté duquel Bergotte meurt d’émotion, ni n’entendra les œuvres dont on suppose inspirée la « petite phrase » de Vinteuil qui fascinait tant Swann. (On pense notamment à César Franck, Fauré, ou Saint Saëns)
 Et ce sont pourtant les mêmes vibrations dont on pourra s’imprégner, expérimentant ainsi la conception commune à Proust et Baudelaire des « Correspondances » entre toutes sensations : un son évoque une couleur, qui réveille le souvenir d’un parfum,… dans une perméabilité sans fin de la mémoire.


 
Publié dans l'Union sous nom marital le 31 janvier 2009
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 21:50

Qui a dit que la Comédie était un repère pour intellos compassés ? En plus de sa programmation théâtrale éclectique, elle accueille, depuis l’an dernier, dans le cadre du festival « Reims, scènes d’Europe », des musiques de toutes origines. La Finlande était à l’honneur il y a dix jours avec le groupe Kimmo Pohjonen. Cette fois, c’est l’Irlande qui fait souffler le vent échevelé des landes celtiques dans la salle champenoise.

Il faudrait être « botté de marbre, ganté de plomb » comme le Cyrano agonisant de Rostand pour résister à la jubilation des rythmes diaboliquement entraînants d’Altan, qui est depuis plus de vingt ans reconnu dans le monde entier comme l’un des tout meilleurs, sinon le meilleur, des groupes de musique traditionnelle irlandaise. Organisé autour de la chanteuse et violoniste Mairéad Ni Mhaonaigh qui allie la virtuosité à la blondeur d’une fée celte, le groupe a emprunté son nom à celui d’un lac du Donegal, au Nord-Ouest de l’Irlande d’où il est originaire. Les instruments auxquels prêtent vie les six enchanteurs d’Altan ont le son authentique des pubs irlandais : la rugosité des cordes du fiddle (nom du violon quand il est voué à la musique populaire), la légèreté du tin whistle (petite flûte métallique tantôt mélancolique, tantôt endiablée), mais aussi la guitare, l’accordéon ou la mandoline, sans oublier les chants en gaélique et en anglais.

Et l’énergie déchaînée de cette musique est terriblement contagieuse : une exultation effrénée qui invoque les forces des quatre éléments, une impétuosité qui transcende les pulsations des pieds foulant le sol pour y puiser toute l’énergie de la terre et l’arracher vers le ciel. Un mouvement perpétuel comme on en trouve aussi dans les musiques populaires d’Europe centrale (tziganes, klezmer, yiddish), une frénésie dont on se demande bien comment elle va pouvoir s’arrêter autrement que dans la mort par épuisement des protagonistes, avant d’être sauvé par la grâce de la voix angélique de la Dame du Lac.

Ca y est : on a trouvé la solution pour combler le trou de la Sécu. Au lieu de prescrire des antidépresseurs chimiques, il suffirait de conseiller des cures intensives d’Altan. Un excellent psychotrope garanti 100% naturel (pas de mauvaises ondes électriques ; que du bio acoustique). Nul effet secondaire indésirable, si ce n’est, peut-être, une légère dépendance qui vous poussera irrépressiblement à fredonner leurs mélodies envoûtantes en battant la mesure du pied sur votre lieu de travail. Au risque de susciter la méfiance des quelques collègues qui auraient développé suffisamment d’anticorps pour résister à la contagion et ne pas se mettre, eux aussi, à rêver de s’en aller gambader, « là-bas, au Connemara ». Sauf que c’est au Donegal, bien plus sauvage encore et envoûtant que les prairies verdoyantes de la contrée chantée par Sardou.


Publié dans l'Union sous nom marital le 26 novembre 2008
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 20:39

Le titre, déjà, est un programme : « La Maison des petites musiques cachées. » Il pourrait résumer à lui seul l’esprit du festival « Reims scènes d’Europe ».
Un continent pour maison. Ou plutôt une auberge espagnole.
Et des musiques en guise de langage. Des langages qui montrent fièrement leurs différences et cachent bien leurs ressemblances. Riches de la diversité chatoyante qu’ils exhibent, mais qui ne demandent pas mieux que de dévoiler leurs cousinages pour peu qu’on les y invite.

C’est ce que n’a pas hésité à faire, il y a huit ans, le flamand Dick van der Harst pour l’ouverture du festival « Bruxelles 2000 ». Il y a en effet créé un spectacle réunissant des musiciens bruxellois de tous horizons : la chanteuse de flamenco Amparo Cortes, l’ensemble celtique Orion, un chœur féminin galicien Ialma, l’octuor classique Oxalys, la danseuse Sofia Yero, etc… Les fils conducteurs du spectacle étaient constitués par deux œuvres de  Mozart : l’opéra L’Enlèvement au sérail, et un Lied (un chant pour soliste, et piano le plus souvent, qui articule de nombreuses variations autour d’un thème simple)
Le succès de ce spectacle virevoltant fut tel qu’il devint indispensable de créer en 2004 une suite, La Maison des petites musiques cachées II, que le Manège accueille ce jeudi 6 novembre.
« L’avantage de cette deuxième tournée, c’est que les musiciens étant les mêmes que dans l’édition précédente, ils se connaissent parfaitement bien, ce qui ouvre de nouvelles perspectives d’ensemble : ils jouent tellement en osmose que je peux maintenant écrire une partition beaucoup plus complexe sans que le public ne s’en aperçoive », explique Dick van der Harst. Quelques nouveaux venus se sont pourtant ajoutés à l’équipe d’origine : Jean-Philippe Poncin à la clarinette basse et Kim Delcour à la cornemuse et à la flûte à bec.

C’est l’idée de fluidité étourdissante qui semble le mieux décrire ce qu’on peut y ressentir.
Car La Maison des petites musiques cachées est une œuvre polyphonique. Pas cependant, au sens strict qu’y entendent les spécialistes de musique sacrée ou ancienne : c’est l’architecture du spectacle qui est  polyphonique.

Cette fois, en effet, ce n’est plus une œuvre en particulier qui servira de fil conducteur entre les différents morceaux, comme c’était le cas pour Mozart dans la première édition, mais c’est la totalité des musiques qui se réunissent comme de petits ruisseaux à un confluent. Le spectateur n’a plus qu’à se laisser emporter dans le courant du vaste fleuve qui charrie dans ses flots des rythmes dans lesquels il serait bien difficile de nager à contre courant et de fredonner à contretemps.

Publié dans l'Union sous nom marital le 5 novembre 2008
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Anne Paulerville

  • : La danse du sens
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Il paraît que le sens peut danser sur les mots


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Ces textes furent rédigés pour une presse dite populaire : la prise en compte du lectorat limite donc l'usage des références culturelles et des figures stylistiques.



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