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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 22:50

2008 s’est achevée à la Comédie avec la clôture du festival « Reims à scène ouverte » et le départ de son directeur, Emmanuel Demarcy-Mota.
2009 verra les débuts de Ludovic Lagarde qui lui succèdera. Mais c’est encore à son prédécesseur que l’on doit la programmation de la saison 2009 qui s’annonce, savant dosage entre classiques et modernes.
Du côté des classiques, d’abord, l’année commence sous les fastes élisabéthains puisqu’on pourra assister, du 7 au 10 janvier, à la représentation de Mesure pour Mesure, de Shakespeare. A la fois comédie et tragédie, la pièce conjugue bien des contraste : dans sa forme, ensemble composite de vers irréguliers ou de prose, et dans ses thèmes, universels et contradictoires comme la nature humaine.
Fin janvier encore, ce sera un classique plus récent : l’adaptation théâtrale du roman d’Alberto Moravia, L’Amour conjugal, dans lequel le célèbre auteur italien dissèque les rapports amoureux avec une acuité qui mérite le détour.
Le printemps sera plus existentialiste, métaphysique, presque, avec quatre géants du XXème siècle. D’abord, mi-avril, Les Mains sales de Sartre et Les Justes de Camus, deux pièces qui se répondent dans un étroit dialogue, puisqu’elles explorent les dilemmes que soulève l’engagement politique extrême, les cas de conscience que posent les actes révolutionnaires. Une réflexion pleine du contexte saturé d’idéologie de l’après-guerre, mais qui trouve de nouvelles résonances dans la crise économique et sociale que nous traversons aujourd’hui.
Autres géants, autres regards : celui de Samuel Beckett, d’abord. Fin mai, les spectateurs pourront observer les deux clochards rêveurs d’En attendant Godot, l’une des pièces du siècle passé les plus jouées.
Ou celui de Marguerite Duras : La Douleur, récit autobiographique, évoque celle de l’absence de son mari, durant la Seconde Guerre Mondiale, et la peur, le manque. Ce sera l’actrice Dominique Blanc qui prêtera sa voix à l’écrivain, début février.
Mais fidèle à sa vocation, la Comédie ne se contente pas de nous faire redécouvrir l’inépuisable profondeur des chefs d’œuvre incontestés. Elle met aussi en scène des auteurs plus contemporains et propose plusieurs créations : Histoire d’amour de Jean-Luc Lagarce, fin janvier ; Sweet Home, d’Arnaud Cathrine ; Le Jour se lève, Léopold, de Serge Valletti ; Rêve d’automne, de Jon Fosse ; une pièce au titre évocateur que chacun s’est écrié au moins une fois dans sa vie : Arrêtez le monde, je voudrais descendre ; ou encore, en mars, le spectacle inédit de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, les « parents » des Deschiens.
Sans oublier les spectacles destinés à la jeunesse : le Marin d’eau douce, en février, de Joël Jouanneau ou l’adaptation d’un récit de Jack London, Nam-Bock, le hâbleur.
Terminons ce tableau éclectique par un spectacle de théâtre masqué du répertoire thaïlandais, dans la tradition orientale : L’Enlèvement de Sita, le combat royal.



Publié dans l'Union sous nom marital le 27 décembre 2008

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Published by Anne Paulerville - dans Culture - théâtre
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Anne Paulerville

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Il paraît que le sens peut danser sur les mots


Ceci est un book en ligne. Y sont archivés la plupart des deux cents articles publiés dans la presse depuis octobre 2008, toujours au minimum une semaine après leur publication, afin d'y être consultés si besoin est.
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Ces textes furent rédigés pour une presse dite populaire : la prise en compte du lectorat limite donc l'usage des références culturelles et des figures stylistiques.



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