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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 00:47

Les 24 et 25 avril prochains, la Médiathèque Cathédrale participe à la onzième édition du Festival International des « Très Courts » (métrages). Reims est l’une des 80 villes de par le monde à accueillir la projection de ces pépites de cinéma.
Du très court, du très varié, pour tous les goûts. 

Après une première session mercredi 15 et jeudi 16 avril, ce sera la deuxième phase du festival qui aura lieu ces vendredi et samedi. 51 petits films de quelques minutes à peine sélectionnés à partir de 1000 courts métrages proposés. Quatre prix seront décernés à l’issue de la Sélection Internationale du festival : le grand prix, le prix de l’animation, le prix de l’originalité, le prix du public. Chaque séance de visionnage se terminera par le vote du public, puis la diffusion du palmarès. 
Pas plus que dans les festivals de cinéma à plus grande échelle, que ce soit Cannes, Venise ou Berlin, il n’y a de thème unique. Ce n’est pas un concours, mais bien la confrontation de véritables petites œuvres miniatures qui explorent un format habituellement dévolu à la publicité. Les sujets abordés sont aussi variés que la palette que l’on peut trouver au sein des longs métrages, même si l’on peut constater une légère augmentation des thèmes liés à la crise et à la conjoncture mondiale plutôt sombre. 
 
Diversité aussi du côté de l’origine des cinéastes ou du langage choisi : entre films d’animation et documentaires, fictions ou films expérimentaux, tous les registres sont représentés. Du tragique au comique, du plus poétique au plus trash. « Et aux films bien nés, la puissance n’attend pas le nombre des minutes », pourrait-on dire, parodiant Le Cid. On peut, pour s’en convaincre, visionner quelques uns des « très courts » mis en avant sur le site du festival. Le théorème est imparable : il suffit de quelques secondes pour plonger une âme humaine dans l’émotion la plus bouleversante, dont il faut plus longtemps pour se remettre qu’il n’en fallut pour la faire naître. Un bon remède que pourraient conseiller les ophtalmologistes contre la sécheresse oculaire : si vos yeux manquent encore de larmes après avoir vu « La mère à boire » de Claude Brie, le cas est désespéré. Mais pour vous consoler, vous pouvez déguster une tasse de thé avec tout le flegme britannique requis en compagnie de « John et Karen », un ours blanc et un pingouin (de A.Cox Ltd et C. Smith). Délicieux, vraiment.


Voir le site du festival : www.trescourts.com 


Publié dans l'Union sous nom marital le 22 avril 2009

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Published by Anne Paulerville - dans Culture - cinéma
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Anne Paulerville

  • : La danse du sens
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Il paraît que le sens peut danser sur les mots


Ceci est un book en ligne. Y sont archivés la plupart des deux cents articles publiés dans la presse depuis octobre 2008, toujours au minimum une semaine après leur publication, afin d'y être consultés si besoin est.
La lecture par catégories facilite l'approche.

Nota bene
Ces textes furent rédigés pour une presse dite populaire : la prise en compte du lectorat limite donc l'usage des références culturelles et des figures stylistiques.



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