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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 18:47

Présidence française de l’Union Européenne oblige, c’est la première année que le festival Reims, scènes d’Europe, prend autant d’ampleur. « Depuis sept ans pourtant, la Comédie invite des artistes venus d’autres pays, d’autres cultures et qui développent d’autres esthétiques, d’autres rapports au texte, au corps » explique Emmanuel Demarcy-Mota, le Directeur de La Comédie de Reims.
Mais c’est la première fois que 7 structures culturelles de la ville s’associent pour proposer, entre le 6 et le 30 novembre, 20 spectacles au cours de 32 représentations. Ainsi, pas moins de 7 langues seront représentées par 78 artistes venus de toute l’Europe. Une vraie tour de Babel, puisque les spectacles seront joués en version originale surtitrée.
Ainsi pourra-t-on voir à la Comédie, les 7 et 8 novembre prochains, une pièce adaptée d’un roman de Klaus Mann par un metteur en scène belge, et jouée en néerlandais, Mefisto for ever, sur les dangers de la fascination du pouvoir.

Mais c’est la musique, langage international pouvant se passer de traduction, qui a ouvert le festival début octobre au Grand Théâtre avec l’opéra de Rossini, Le Voyage à Reims : la légèreté chère au compositeur orchestrait la convergence de tous les monarques européens vers la Cité des Sacres pour le couronnement de Charles X.

La musique occupe donc une place de choix dans ce festival, non seulement dans les salles de concert qui lui sont habituellement consacrés mais aussi, nouveauté étonnante, à la Comédie. Ainsi pourra-t-on y entendre le 18 novembre de la musique islandaise, peu connue sur le « Continent », et un groupe irlandais de renommée mondiale, Altan, le 28 novembre.

La musique contemporaine est aussi représentée par le Centre National de Création Musicale Césaré qui accueille de jeunes compositeurs européens.
La Cartonnerie n’est pas en reste avec trois concerts (trip-hop d’Angleterre, rock de Finlande et flamenco).
Le jazz, qui occupe déjà une part croissante lors des Flâneries d’été, (presque plus que le classique l’an dernier…) sera aussi abondamment représenté, avec pas moins de huit concerts.
Les enfants ne sont pas non plus oubliés, puisque le festival Méli’Môme, déjà bien entamé, s’associe aux scènes d’Europe pour proposer, à la Nova Villa et en association avec le Grand Théâtre, une version animée par des marionnettes de l’opéra de Mozart, La Flûte enchantée.
Sans oublier Le Manège qui propose trois spectacles, dont, jeudi 6 novembre, La Maison des petites maisons cachées qui présente un tour d’Europe des musiques : de Mozart au flamenco en passant par la musique irlandaise, le spectacle enchaîne avec entrain les mélodies les plus diverses, toutes fondatrices de notre héritage commun, et montre combien les plus grands compositeurs classiques se sont inspirés des musiques populaires pour les transfigurer, sans toutefois les rendre méconnaissables à une oreille avertie.

C’est donc un ballet de cultures qui transformera la « belle endormie » en Babel exubérante.

Publié dans l'Union sous nom marital le 29 octobre 2008

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Anne Paulerville

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Il paraît que le sens peut danser sur les mots


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Ces textes furent rédigés pour une presse dite populaire : la prise en compte du lectorat limite donc l'usage des références culturelles et des figures stylistiques.



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