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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 22:01
 Danses plurielles, cinq façons de traduire en dansant sa façon d’être au monde.


Demain au Conservatoire, se déroulera le dernier volet du triptyque de danses contemporaines intitulé Hors les Murs. Cette manifestation, nomade comme son nom l’indique, s’invite sur les scènes artistiques de la ville et est organisée par « le Laboratoire des Compagnies », plateforme intégrée à la DRAC et dirigée par Marilen Iglesias-Breuker avec sa compagnie,  Icosaèdre . Chaque année, celle-ci rassemble et accroît la diffusion des créations de la saison écoulée ou de chantiers en cours et fournit ainsi au spectateur un condensé de la vie chorégraphique de la région. 
Après les Danses Utopiques au Grand Théâtre, et Sens Altérations au Manège, c’est donc au tour du Conservatoire de proposer au public diverses façons d’exprimer sa manière d’être au monde, puisque la soirée réunit en un même lieu des styles de tous horizons et continents.
Ainsi pourra-t-on assister à un extrait d’ « Eaux », le spectacle d’Aurore Castan-Aïn, sur une musique originale de Philippe Cuisinier.
Puis ce sera le tour de « Solo’s’s’s », de Marie Payard, un spectacle dont le titre en forme de paradoxe grammatical traduit la difficulté de s’affirmer, ce qu’exprime « un solo décliné sur trois corps ». 
Les approches contemporaines laisseront ensuite la place, avec Os ventos de Yansa, de Brigitte Canonne, à la capoeira, cette danse inventée par les esclaves d’Amérique latine, à mi-chemin entre les arts martiaux et le ballet, une façon de chorégraphier le combat pour en transformer la violence en beauté. 
Après quoi, la soirée retournera à une atmosphère plus intimiste : avec L’embarras du choix, Julie Barbier entend traduire en mouvements « cette zone de doutes qui nous habite, traite de nos errances, de nos tâtonnements ». 
En guise de bouquet final, la danse classique sur pointes sera revisitée par la modernité dans « Transmut 2 soli ». Marie-Laure Agrapart  réinterprète les pointes comme « état du corps », loin du style de danse auquel on les associe traditionnellement, en faisant un accessoire autant masculin que féminin.
Espérons que le plaisir que ressentira le spectateur sera proportionnel à la torture infligée par les pointes aux pieds des danseurs et par quelques uns de ces titres à la syntaxe de la langue.  



Publié dans l'Union sous nom marital le 21 janvier 2009

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Published by Anne Paulerville - dans Culture - scènes (autres)
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Anne Paulerville

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Il paraît que le sens peut danser sur les mots


Ceci est un book en ligne. Y sont archivés la plupart des deux cents articles publiés dans la presse depuis octobre 2008, toujours au minimum une semaine après leur publication, afin d'y être consultés si besoin est.
La lecture par catégories facilite l'approche.

Nota bene
Ces textes furent rédigés pour une presse dite populaire : la prise en compte du lectorat limite donc l'usage des références culturelles et des figures stylistiques.



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