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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 00:35
 De joyeux débuts aux allures de canulars de potaches.

Durant ces deux mois printaniers et jusqu’au 31 mai, les bibliothèques municipales de Reims coordonnent leurs efforts pour offrir à la ville un festival autour des joyeux débuts du cinéma dont tant de premiers essais ressemblent à des plaisanteries de collégiens. Un amusement éphémère, tout au plus. Une fantaisie sans avenir. Qui eût dit en cette fin de XIXème siècle qu’on oserait un jour parler de septième art ? 
Et pourtant, c’est bien en Grèce, la patrie des muses, que l’on alla lui chercher son nom de baptême. Cinéma, en grec, ça veut dire mouvement. C’est la même racine que l’on retrouve dans « kinésithérapeute » : celui qui soigne le mouvement. Le cinématographe, lui, l’écrit, ce mouvement, il l’imprime sur la pellicule, comme le photographe y écrit la lumière et son empreinte. Quelle poésie dans ces simples métaphores dont il ne reste plus que les deux premières syllabes vidées de leur sens : le « ciné » !
Et c’est à la recherche du mouvement perdu que se lancèrent les pionniers de cette épopée encore à écrire. On ne se souvient plus guère aujourd’hui que des frères Lumière, au nom si prédestiné, à la rigueur encore de Georges Méliès. Mais ce sont tous les autres, ceux qui sont tombés dans l’oubli que l’on veut ici sortir de l’ombre : le praxinoscope d’Emile Reynaud, la photographie parlante de Georges Demeny, pour n’en citer que quelques uns.
L’association « Le cinéma s’expose » propose ainsi trois expositions organisées chronologiquement : 
- à la Médiathèque Croix Rouge, « Le pré-cinéma ou l’illusion du mouvement », où l’on pourra s’extasier devant lanternes magiques, zootropes et autres jouets optiques comme les « flip books », ces petits livres à pouce, que l’on feuillette très vite pour que la succession des pages illustrées donne l’illusion du mouvement.
- à la Médiathèque Falala, « La technique au service de l’art » : un peu comme l’homme entre dans l’Histoire avec l’invention de l’écriture, le cinéma quitte sa préhistoire avec la création du cinématographe des frères Lumière, et ce sont les premières caméras, ainsi que divers documents iconographiques et objets d’époque que l’on pourra y admirer.
- à la Médiathèque Laon-Zola enfin, « les prémices du cinéma parlant », deuxième révolution dans la déjà si riche équipée de ce tout jeune art.
En plus de ces expositions, la Médiathèque Falala propose des rencontres, chaque mercredi et jeudi 14 mai ; des projections, bien sûr, chaque samedi après-midi, de documentaires ou d’immortels classiques (Le Cuirassé Potemkine, Le Kid, Chantons sous la pluie,…)
Enfin, chacune des trois bibliothèques anime des ateliers et propose des spectacles, ainsi que le Manège, le 24 avril.
Demandez le programme !



Publié dans l'Union sous nom marital le 11 avril 2009

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Published by Anne Paulerville - dans Culture - cinéma
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Anne Paulerville

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Il paraît que le sens peut danser sur les mots


Ceci est un book en ligne. Y sont archivés la plupart des deux cents articles publiés dans la presse depuis octobre 2008, toujours au minimum une semaine après leur publication, afin d'y être consultés si besoin est.
La lecture par catégories facilite l'approche.

Nota bene
Ces textes furent rédigés pour une presse dite populaire : la prise en compte du lectorat limite donc l'usage des références culturelles et des figures stylistiques.



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