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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 11:58

Depuis quelques années, le Manège de Reims développe un concept original en partenariat avec la Pellicule Ensorcelée (une association qui a pour but de promouvoir la diffusion de courts-métrages).

Il s’agit de proposer, en une seule soirée, deux spectacles : l’un sur grand écran, l’autre sur la scène, et cette fois, en plus, dans la salle.

On se souvient peut-être de cette scène du film de Woody Allen, La Rose pourpre du Caire, où une spectatrice, incarnée par Mia Farrow, se trouve tellement captivée par le film projeté dans la salle obscure qu’elle traverse littéralement l’écran, entraînée, enlevée par le charismatique héros.

Le Bal qui aura lieu au Cirque du Manège de Reims jeudi 16 octobre à 19h30 offre la possibilité de concrétiser ce rêve de tout spectateur : traverser l’écran pour partager l’univers onirique de la fiction.

Le Bal, projeté en première partie de soirée, est un film d’Ettore Scola qui a cumulé en 1984 les plus prestigieuses récompenses : Ours d’argent à Berlin, nomination aux Oscars, 3 Césars dont celui du meilleur film et de la meilleure musique…

Le film est mis en musique par Vladimir Cosma, qui a porté de nombreux grands succès du cinéma français, comme par exemple le thème à la flûte de pan archi-connu du Grand Blond avec une chaussure noire, et fait danser les personnages sur des airs qui font partie de la mémoire collective.

Il retrace, à travers l’histoire d’une salle de bal depuis les années 1930 et le Front Populaire jusqu’à la fin du XXème siècle, toute l’atmosphère de plusieurs décennies. Les relations entre les personnages sont stylisées, parfois jusqu’à la caricature, et passées au crible d’un regard aigu.

Mais la musique de Vladimir Cosma, ainsi que les thèmes les plus célèbres des bals musettes et des danses de tout le siècle passé, empêchent une distance excessive de s’installer entre spectateurs et personnages : le film se regarde autant avec les pieds qu’avec les yeux, consciemment ou non, volontairement ou non.

Et la deuxième partie de la soirée s’avère donc plus que bienvenue : nécessaire, pour ne pas laisser repartir le public avec des fourmis dans les jambes.

En effet, la Compagnie Toujours après minuit prend possession de la scène du Cirque pour y donner un tournoyant spectacle de tango, de danses populaires revisitées (Sevillanas, Otro Country) ou imaginaires (Danse du Balai).

Puis le public est invité à apprendre quelques pas expliqués par les danseurs professionnels de la formation dirigée par Brigitte Seth et Roser Montllo-Guberna.

Le concept est simple.

Un, on regarde ; deux, on apprend (pendant quarante minutes) ; trois, on pratique, et on s’en donne « à corps joie ».

 

 

Publié dans l’Union sous nom marital le mercredi 15 octobre 2008

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Anne Paulerville

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Il paraît que le sens peut danser sur les mots


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Nota bene
Ces textes furent rédigés pour une presse dite populaire : la prise en compte du lectorat limite donc l'usage des références culturelles et des figures stylistiques.



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